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3 Septembre 2026Niveau : Essentiel

ROBOTRAX de Tsubaki KabelSchlepp : comment un système de gestion de câbles résout les défis des robots 6 axes

📑 Sommaire
💡 En 3 points clés
  • Résistance aux accélérations : Le système supporte des accélérations jusqu’à 10 g sans déformation permanente.
  • Maintenance simplifiée : Un pièce de serrage intégrée permet d’ajuster la tension du câble central en quelques minutes, sans outil spécifique.
  • Durée de vie prolongée : En reportant les efforts sur le porte-câbles plutôt que sur les câbles eux-mêmes, la durée de vie des installations est multipliée par 2 à 5 selon les conditions d’utilisation.

Un problème mécanique sous-estimé

Dans une chaîne de production automatisée, les robots 6 axes exécutent des mouvements rapides et multidirectionnels : rotations, extensions, changements de direction brutaux. Ces manœuvres génèrent des accélérations pouvant atteindre 10 g, ainsi que des torsions et des impacts répétés contre les structures de la machine. Résultat : les câbles d’alimentation (électriques, fibres optiques, tuyaux pneumatiques) subissent des contraintes mécaniques extrêmes, entraînant une fatigue prématurée des conducteurs, une dégradation de l’isolation et, in fine, des arrêts de production coûteux.

Pourtant, ces câbles sont souvent négligés dans la conception des cellules robotisées. Leur protection est pourtant un enjeu critique : une panne de câble peut immobiliser une ligne entière pendant des heures, voire des jours, avec des coûts directs et indirects estimés à plusieurs milliers d’euros par heure d’arrêt dans l’industrie automobile ou aérospatiale.

ROBOTRAX : une architecture conçue pour les mouvements complexes

Tsubaki KabelSchlepp a développé le ROBOTRAX System, un porte-câbles 3D spécialement conçu pour résister aux contraintes des robots 6 axes. Son principe repose sur trois innovations clés :

1. Une transmission des efforts centralisée

Contrairement aux porte-câbles classiques, où les forces de traction sont directement absorbées par les câbles internes, le ROBOTRAX intègre un câble en acier au cœur de chaque maillon. Ce câble central prend en charge l’essentiel des efforts de traction, isolant ainsi les conducteurs électriques et les tuyaux des contraintes mécaniques.

  • Résistance aux accélérations : Le système supporte des accélérations jusqu’à 10 g sans déformation permanente.
  • Maintenance simplifiée : Un pièce de serrage intégrée permet d’ajuster la tension du câble central en quelques minutes, sans outil spécifique.
  • Durée de vie prolongée : En reportant les efforts sur le porte-câbles plutôt que sur les câbles eux-mêmes, la durée de vie des installations est multipliée par 2 à 5 selon les conditions d’utilisation.
  • 2. Une géométrie de maillons optimisée pour la flexibilité

    Chaque maillon du ROBOTRAX est une pièce plastique monobloc, conçue avec des connexions sphériques sur ses deux faces. Cette architecture permet :

  • Une rotation radiale de ±450° par mètre (selon la taille du modèle), autorisant des mouvements fluides dans les trois dimensions.
  • Une modularité poussée : Les maillons peuvent être clipsés ou désassemblés sans outil, réduisant les temps d’installation et de maintenance.
  • Un routage optimisé des câbles : Les maillons intègrent jusqu’à trois chambres distinctes, séparant physiquement les câbles de puissance, les fibres optiques et les tuyaux pneumatiques. Cette séparation limite les interférences électromagnétiques et les usures par frottement entre les différents types de lignes.
  • 3. Un système de rétraction active pour éviter les collisions

    Dans les cellules robotisées à grand volume de travail, les porte-câbles peuvent balancer et entrer en collision avec le bras du robot, surtout lors de mouvements rapides. Pour y remédier, Tsubaki KabelSchlepp intègre le Pull Back Unit (PBU), un mécanisme de rétraction active qui :

  • Maintient une tension constante sur le porte-câbles tout au long du cycle de mouvement, éliminant les boucles lâches.
  • Réduit les contours interférents, minimisant les risques de collision avec le bras robotique.
  • Nécessite aucun entretien sur l’élément de rétraction, contrairement aux systèmes passifs classiques.
  • S’adapte à la plupart des robots industriels (KUKA, ABB, FANUC) grâce à des fixations standardisées.
  • Des accessoires pour des environnements industriels exigeants

    Le ROBOTRAX n’est pas qu’un porte-câbles : c’est un système complet conçu pour s’adapter aux conditions les plus rudes. Selon l’application, plusieurs accessoires peuvent être ajoutés :

  • Écrans thermiques : Des couvertures en fibre textile aluminisée protègent les câbles contre la chaleur rayonnée, les projections de soudure ou les étincelles.
  • Manchons de protection : Des gaines en polyester enduit résistent aux liquides de coupe, aux huiles hydrauliques, aux peintures en aérosol et aux poussières abrasives.
  • Systèmes de serrage LineFix : Des colliers multi-couches ancrent les câbles aux deux extrémités, empêchant tout déplacement axial pendant les mouvements intenses.
  • Protecteurs modulaires : Des boucliers amovibles limitent le rayon de courbure minimal et protègent les maillons contre les chocs durs ou l’abrasion excessive. En cas d’usure, seul le protecteur est remplacé, et non l’ensemble du porte-câbles.
  • Un retour sur investissement mesurable

    Pour les industriels, le ROBOTRAX se traduit par :

  • Une réduction des temps d’arrêt : Jusqu’à 90 % de baisse des pannes liées aux câbles dans les installations équipées.
  • Une baisse des coûts de maintenance : Moins de remplacements de câbles et de porte-câbles, grâce à une usure répartie sur l’ensemble du système.
  • Une flexibilité accrue : Adaptation possible aux retrofits (mises à niveau d’installations existantes) ou aux nouvelles cellules robotisées.
  • En pratique : où le ROBOTRAX fait la différence ?

    Ce système est particulièrement adapté aux environnements où les robots 6 axes opèrent à haute cadence :

  • Cellules de soudage automobile : Résistance aux projections de métal en fusion et aux vibrations.
  • Centres d’usinage à grande vitesse : Gestion des accélérations brutales et des liquides de coupe.
  • Lignes de montage aérospatial : Protection contre les poussières abrasives et les contraintes thermiques.
  • Robots collaboratifs (cobots) : Adaptation aux mouvements imprévisibles et aux interactions avec les opérateurs.
  • Note de Hype-mètre : 3/5 (Solution mature, déployée dans des environnements industriels critiques, mais peu médiatisée hors des cercles techniques.)