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18 Septembre 2026Niveau : Essentiel

Toyota mise sur 400 000 robots pour transformer ses usines

📑 Sommaire
💡 En 3 points clés
  • Des robots qui apprennent comme des apprentis Imaginez une usine où les robots ne sont pas de simples automates programmés pour répéter une tâche figée, mais des apprentis capables d’observer, d’imiter et de s’améliorer.
  • C’est exactement ce que Toyota teste avec son robot Eley, un humanoïde conçu pour travailler aux côtés des employés.
  • Pour l’instant, Eley ne marche pas : il se déplace sur roues, pèse 50 kg et possède des bras terminés par deux doigts.

Des robots qui apprennent comme des apprentis

Imaginez une usine où les robots ne sont pas de simples automates programmés pour répéter une tâche figée, mais des apprentis capables d’observer, d’imiter et de s’améliorer. C’est exactement ce que Toyota teste avec son robot Eley, un humanoïde conçu pour travailler aux côtés des employés. Pour l’instant, Eley ne marche pas : il se déplace sur roues, pèse 50 kg et possède des bras terminés par deux doigts. Son atout ? Il apprend en regardant faire les opérateurs humains.

Pour cela, les employés portent des gants spéciaux, moulés sur la forme des mains du robot. En répétant leurs gestes quotidiens, ils permettent à Eley d’enregistrer les mouvements nécessaires pour plier une chemise, manipuler des pièces ou organiser des outils. Après 1 500 répétitions sur deux semaines, le robot parvient à plier des vêtements avec une précision quasi parfaite.

Une usine où humains et robots se complètent

Toyota ne compte pas remplacer ses salariés, mais les assister. Le constructeur mise sur une coexistence entre les deux : les robots prennent en charge les tâches répétitives ou dangereuses, tandis que les humains se concentrent sur les opérations nécessitant jugement et créativité. L’entreprise évoque même l’idée que les robots puissent, à terme, former les nouveaux employés.

Pour y parvenir, Toyota investit massivement : jusqu’à 1 000 milliards de yens par an (soit environ 6,4 milliards de dollars) à partir de 2028 pour moderniser ses usines. Sur les 400 000 robots prévus, 150 000 seront déployés dans les sites du groupe, et 250 000 chez ses partenaires industriels. L’objectif est de couvrir l’ensemble des 60 usines que Toyota possède à travers le monde.

Un pari technologique audacieux

Contrairement à d’autres acteurs comme Tesla ou Figure, qui misent sur des robots humanoïdes bipèdes, Toyota a choisi une approche plus pragmatique. Eley n’a pas besoin de marcher : ses roues et sa structure simplifiée lui permettent d’être plus fiable et plus rapide à déployer. Le constructeur mise sur la flexibilité et la capacité d’apprentissage en temps réel, plutôt que sur une imitation parfaite du corps humain.

Cette stratégie s’appuie sur des années de recherche, notamment via le Toyota Research Institute, qui développe des modèles de comportement basés sur l’intelligence artificielle générative. L’idée est de permettre aux robots d’acquérir des compétences manuelles complexes, comme verser un liquide ou utiliser un outil, à partir de quelques minutes de démonstration humaine.

Un pas vers l’usine du futur

Toyota n’est pas le seul à explorer cette voie : le groupe collabore aussi avec Agility Robotics pour déployer des robots bipèdes Digit dans ses sites logistiques au Canada. Mais avec 400 000 robots prévus, le constructeur japonais franchit une étape majeure. Si le projet se concrétise, il pourrait redéfinir les standards de l’automatisation industrielle.

Pour l’instant, Eley reste en phase de test, mais les résultats sont prometteurs. La question n’est plus de savoir si les robots vont envahir les usines, mais comment ils vont s’intégrer aux équipes humaines.